Parents d’enfants TND : ce que vous vivez a un nom

Il y a une phrase que les parents d’enfants avec un TND prononcent souvent avec une sorte de honte contenue : « Je l’aime profondément, mais parfois je n’en peux plus. » Comme si ces deux choses ne pouvaient pas coexister. Comme si l’épuisement était une trahison.
Ce n’en est pas une. C’est une réponse physiologique normale à une situation qui ne l’est pas.
Lire la suiteMon enfant est intelligent — alors pourquoi il est en difficulté à l’école ?

C’est souvent la première phrase que j’entends en séance. Pas une question exactement — plutôt une tension, une contradiction que les parents portent depuis des mois, parfois des années. Leur enfant comprend vite, raisonne bien, fait preuve d’une créativité ou d’une précision qui surprend. Et pourtant, l’école ne reflète rien de tout ça. Les bulletins parlent de manque d’efforts, d’agitation, de résultats « en deçà du potentiel ».
Ce décalage n’est pas un mystère. Il a un nom — souvent plusieurs.
Lire la suiteLe masking autistique : quand s’adapter coûte plus qu’on ne le croit

Il y a des personnes qui traversent leur journée entière en mode performance. Pas parce qu’elles le choisissent vraiment — plutôt parce qu’elles ont appris, très tôt, que montrer qui elles sont réellement créait des frictions. Alors elles observent, copient, ajustent. Elles « font comme les autres ». On appelle ça le masking.
Dans le champ de l’autisme, ce terme désigne l’ensemble des stratégies — conscientes ou non — qu’une personne autiste déploie pour dissimuler ses traits et se conformer aux normes neurotypiques. Forcer le contact visuel. Supprimer les comportements répétitifs en public. Calculer en temps réel les règles sociales implicites que les autres semblent absorber sans effort. Certaines personnes décrivent ça comme le fait de forcer le contact visuel pendant une conversation, ou de réprimer des comportements répétitifs pour mieux se fondre dans un groupe. (ResearchGate)
Lire la suiteHypnose et TND : ce que la recherche dit vraiment

Il y a une question que j’entends souvent, formulée de différentes façons : « L’hypnose, ça marche pour quelqu’un comme moi ?« Derrière cette question, il y a souvent une personne avec un TDAH, un TSA, ou les deux. Et derrière la question, une croyance implicite : que le cerveau « différent » serait un obstacle à l’hypnose.
La réalité est plus surprenante que ça.
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